Quand partir en Alaska ? Entre soleil d’été, faune de mai et aurores de septembre
Du sud-est océanique au nord polaire, l’Alaska change de visage selon la région et le mois, entre faune printanière et longues journées d’été.
En bref
- L’Alaska est de loin l’État américain le plus vaste, mais aussi l’un des moins peuplés.
- Ancien territoire russe, il a connu la ruée vers l’or du Klondike.
- Son climat oppose un sud-est océanique à un nord polaire très froid.
- Mai, l’été et septembre offrent chacun des spectacles différents.
Les Américains l’appellent The Last Frontier, « la dernière frontière ». L’Alaska fait partie des 50 États du pays et, de loin, c’est le plus vaste en superficie. Selon Ça m’intéresse, seuls 700 000 habitants y vivent à l’année, principalement autour de Juneau, la capitale, et d’Anchorage, la ville la plus peuplée.
Un État immense, isolé du reste du pays
L’Alaska partage avec Hawaii une particularité : ces deux États sont les seuls à ne pas être reliés au territoire continental des États-Unis. Sa superficie dépasse trois fois celle de la France, pour une population très réduite.
Plus de 15 % des habitants appartiennent aux peuples autochtones : Aléoutes, peuples esquimaux (Iñupiat, Yupik, Alutiiq), Tlingits, Eyaks ou Haïdas. La population est par ailleurs blanche à 60 %. Les Aléoutes comptent parmi les principaux peuples de la région, et c’est à leur langue que l’on doit le nom du territoire.
Du territoire russe à la ruée vers l’or
Le nom Alaska vient de la transcription russe du mot aléoute Alakshak, qui signifie « grande terre » ou « continent ». À l’origine, le territoire était russe, avant d’être racheté par l’Amérique. Son sol renferme du pétrole et de l’or, notamment le long du fleuve Klondike.
- L’Alaska est un territoire russe.
- L’Amérique rachète le territoire.
- L’or du Klondike donne lieu à la ruée vers l’or.
Le détroit de Bering, un couloir maritime large de moins d’une centaine de kilomètres, est tout ce qui sépare l’État de la Russie.
Entre océan tempéré et cercle polaire
Le climat varie beaucoup d’une région à l’autre. Le sud-est bénéficie d’un climat océanique, plus humide et plus doux. Au nord, au-delà du cercle polaire arctique, le territoire est presque vide d’habitants et les hivers font chuter le thermomètre jusqu’à -25 degrés en moyenne. Ceux qui vivent là toute l’année ont dû s’habituer à cette rudesse.
Le relief n’est pas moins contrasté. Plus de 3 000 rivières et fleuves, dont le célèbre Yukon, sillonnent l’État, tandis que l’on dénombre au-dessus de 27 000 glaciers, répartis surtout au pied de la chaîne de l’Alaska. Quant au Denali, aussi nommé mont McKinley, son ascension représente un grand défi pour les alpinistes tentant les Sept Sommets.
Choisir sa saison
| Période | Ce qu’on y trouve |
|---|---|
| Mai | Le réveil de la faune sauvage après l’hibernation |
| Mi-juin à mi-août | Haute saison estivale : jusqu’à 20 heures de soleil par jour, avec 10 voire 20 degrés autour d’Anchorage |
| Septembre | Période où les aurores boréales apparaissent le plus dans la région |
Les nombreux parcs nationaux et grands espaces permettent toutes les activités de plein air. Dans le parc de Wrangell-Saint-Elias, on marche au bord des lacs. Le parc national de Kenai propose des sorties en bateau dans ses fjords. À Katmai, on regarde les grizzlis attraper des saumons, et les îles Aléoutiennes sont réputées pour leurs oiseaux. Pour prolonger l’imaginaire des grands froids, on peut aussi lire les péripéties des paysages polaires.
Photo : steve schimdt / Pexels
